Citation:
"Huisgonde"Ah bon ? Pas stigmatisant ? Quoi d'autres est interdit en fait ?
Interdisons donc les transports en commun d'une ville à une autre, les voyages organisés par Marmara, ...
Ces arrêtés sont surement illégaux et anticonstitutionnels, mais comme personne ne les attaque (ce serait certes mal vu). Remplaçons "supporter du club de l'Angers SCO" par "femme", "homosexuel", "juif", "arabe", et ça serait à juste titre un tollé. Mais "supporter", là, c'est OK, ça choque personne.
Je vis en France, si je veux aller au stade avec un maillot d'Angers, je dois avoir le droit de le faire. Il y a une atteinte très forte là, et si le sujet n'est pas très important, je trouve ça quand même grave.
État d'urgence :
"Les préfets peuvent interdire sous forme de couvre-feu la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux précis et à des heures fixées par arrêté. Ils peuvent instituer « des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé », interdire de séjour « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics ».
Le ministre de l'Intérieur peut assigner à résidence toute personne « dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre public ».
Le ministre de l'Intérieur ou les préfets peuvent « ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion » et « les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre » ainsi qu’« ordonner la remise des armes de catégories B et C ».
Par disposition expresse, le ministre de l'Intérieur et les préfets peuvent ordonner des perquisitions à domicile « de jour et de nuit », prendre « toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et de la radio ». Les perquisitions peuvent être faites sans le contrôle d'un juge.
La juridiction militaire, via un décret d'accompagnement, peut « se saisir de crimes, ainsi que des délits qui leur sont connexes ».
Le refus de se soumettre peut être passible d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux mois et d'une amende de 3 750 euros, ou les deux".
Ces arrêtés ne sont ni illégaux, ni anticonstitutionnels s'ils sont pris pendant l'état d'urgence.
Par contre, en temps normal, je suis d'accord avec toi.