Landry a écrit:
Je vois bien l'attitude de traducteurs en EURL. Ils se sont pliés à un tas de conneries et sont donc verts de voir des types comme moi s'en sortir et leur niquer leurs clients parce que je travaille plus vite, que je distords le marché car je peux être plus compétitif, aussi grâce aux charges moindres.
Euh, oui 'fin sur cet argument, on peut quand même les comprendre.
Je comprends certains arguments que tu avances, mais j'ai du mal à voir ce que tu prônes comme point de vue ? La baisse des charges administratives et financières des EURL au lieu d'augmenter celles des AE?
C'est épineux tout de même, d'un côté, tu avances que tu crées de l'emploi qui n'existerait pas sans ça (l'exemple de la traduction qui peut être faite que par des personnes comme toi car les sociétés sont trop chères pour certains clients), et c'est vrai. D'un autre côté, on peut comprendre la position de concurrence déloyale dès lors qu'effectivement, tu leur piques certains clients quand même.
Enfin, la simple idée de "choix de vie" consistant à faire exprès de rester en dessous d'un certain plafond (je parle de ceux qui pourraient le dépasser bien sur) pour profiter des avantages, c'est toujours discutable, comme celui qui, si son salaire augmente de quelques euros, il en perdra beaucoup plus en aides sociales. C'est donc bien le système qui est mal foutu.
Attention, pas de méprise, je me fais l'avocat du diable mais je n'approuve absolument pas la position du gouvernement, je pense qu'il devrait en revanche avoir des statuts intermédiaires où chacun s'y retrouverait en fonction de la taille de son activité notamment. Je ne sais pas sous quelles formes ni comment ce serait possible.
Mais dans mon esprit, l'AE est effectivement une aide au lancement d'une activité, pas un statut définitif. J'avoue aussi que le discours de Landry me fait voir les choses autrement, notamment en terme de création d'activité qui serait inexistante sans.