Vltra a écrit:
titi trèsloin a écrit:
En même temps, si la gendarmerie commence à contester l'Etat, je trouve pas ca très sain.
Je crois que c'est la conclusion attendue du côté
de la pensée politique dominante. 
Ça n'veut pas dire que je ne suis pas d'accord, hein.
Mais non, la pensée politique dominante, c'est la dictature des bobos bien-pensants de gauche.
Cela dit, il est évident que du moment où le militaire conteste l'Etat, on est au bord du précipice pour parler en termes STBiens, sauf à souhaiter l'avènement d'une dictature militaire (ce qui aurait au moins l'avantage de permettre une certaine remise en perspective de ceux qui prétendent sérieusement qu'avec Nicolas Sarkozy la démocratie et la République sont véritablement en danger).
Après, il y a contestation et contestation.
Est-ce que publier une tribune donc forcément engagée - puisque c'est le principe du genre - est assimilable à une contestation d'un militaire envers sa hiérarchie (donc illégitime) de nature à mettre en cause gravement l'intérêt national ?
S'agit-il véritablement d'un manquement à la discipline militaire ?
N'y aurait-il pas disproportion entre les faits reprochés et la sanction et peut-être même peut-on vraiment reprocher ces faits-là ?
Il s'agit là d'une tribune signée en tant que chercheur et non en tant que militaire ; c'est une donnée à prendre en compte, même si la nuance peut paraître fallacieuse. mais après tout quand même Jean Sarkozy l'utilise (je n'en parle pas au président, j'en parle à mon père), pourquoi elle serait complètement idiote ?
Après, il paraît que l'homme ne serait pas à son coup d'essai
en matière de sanction disciplinaire, donc selon le principe de la réévaluation des sanctions pour récidivistes, il faut peut-être aussi voir le problème différemment.
Mais ça incite surtout à se demander jusqu'à quel point les impératifs disciplinaires et leurs motivations doivent restreindre la liberté de parole.
Après, j'dis ça, mais J'y connais au problème, J'ai jamais fait mon service militaire.