La gueule de bois est d'autant plus forte pour certains qu'on avait présenté ce match comme "imperdable", tout simplement en faisant l'analogie avec la coupe du monde de 1998 : on est chez nous, on va tous les later ! Et en s'appuyant sur des matchs de préparation convaincants. Dans tous les canards ou émissions spécialisés des 15 jours précédent cette rencontre, je n'ai guère entendu que Christian Jeanpierre (dans "mêlée ouverte" sur Europe 1) avertir que ce match sentait le traquenard à plein nez, ce à quoi les spécialistes rétorquaient "ti rigoles, on ne peut pas perdre face à l'Argentine !" On a tout simplement oublié les "fondamentaux" sur le terrain et en dehors. J'entends que les Argentins ont été roublards, qu'ils n'ont été capables que d'envoyer des chandelles, que l'arbitre aurait dû sévir (OK, c'était un Anglais : fumier

), mais ils ont tout simplement su nous prendre tactiquement et contrer notre jeu brouillon et stéréotypé. Ils ont aussi défendu comme des malades, ce qui m'a franchement surpris. Peu d'équipes auraient résisté au pilonnage devant leur en-but en milieu de 2nde mi-temps : c'est le tournant du match.
Après, je trouve l'explication de Bénézech intéressante, mais elle n'explique pas tout. L'émotionnel était au rendez-vous des deux côtés (suffisait de voir les Pumas chialer pendant leur hymne).