Ridan a écrit:
graham a écrit:
Coïncidence tout à fait fortuite, mon livre de chevet cet été était La société sans école d'Ivan Illich, avec qui je partage beaucoup de constat, notamment : "où avons nous donc appris la plus grande part de ce que nous savons? En dehors de l'école.
Heuuu, j'ai envie de dire non là, je peux?
Normal tu es prof, ce que tu as appris d'utile professionnellement tu l'as appris à l'école puisque votre destin c'est d'y être de la maternelle à la retraite.
Chacun son expérience mais une fois que tu as appris un peu de calcul, l'écriture et la lecture, la conjuguaison, bref les savoirs minimum, 95% de ce que tu apprends ne te sers à rien, sauf à passer au niveau supèrieur et les élèves oublient 99% de ce qu'ils ont appris par la contrainte. La culture et l'éducation demandent une démarche volontaire d'appropriation du savoir. C'est mon opinion.
Ce que raconte Illich correpond à mon expérience, bien qu'ayant passé beaucoup de temps à l'école, ce que j'ai appris je l'ai appris en dhors des cours, et ce que j'ai appris en cours pour les examens il ne m'en reste à peu prés rien.
Ce qu'il explique également, c'est que l'institution scolaire dévalorise les savoirs non scolaires et tend à supprimer l'autonomie des catégoriés sociales vouées à échouer à l'Ecole, instrument de sélection.
Bref, plutôt qu'apporter quelque chose aux pauvres, l'école leur ôte ce qu'ils avaient.
malgré ma profession, il y a de nombreux aspects sur lesquels je suis d'accord. Peut-être parce qu'être sur le terrain permet, néanmoins après des années et pas mal de recul, de s'en rendre compte et, chose bizarre sans doute, sans trop d'amertume.
Par contre, je ne suis pas du tout en phase avec la dernière affirmation. Elle est selon moi trop radicale, au moins autant que celle qui consisterait à dire que l'école apporte tout à ceux qui n'ont rien. La vérité est sans doute entre les deux...
Bonne journée.