Calvalolo a écrit :Bien sûr qu'avec 15 ans d'ancienneté, je passe beaucoup moins de temps à la préparation des cours (ce serait même un comble !). Il n'en reste pas moins que CHAQUE ANNEE SCOLAIRE, je mets à jour et je remodèle mes cours, et ça, ça ne prend pas cinq minutes... Rajoutons les 3000 copies (environ) que je corrige chaque année : ça fait beaucoup de soirées, ça, non ?
D'autant que les programmes changent régulièrement, et que, autre problème, un cours ne correspond pas à toutes les classes selon leur profil. En outre, comme beaucouo de collègues, je suis à cheval sur 2 établissements (certains c'est 3, les TZR, n'en parlons pas !) : or, lorsque j'ai le même niveau sur les 2 bahuts, mon cours n'est pas le même pour la simple raison que les élèves n'ont pas le même manuel ! Ca a l'air tout con, mais il faut faire 2 préparations pour strictement le même cours, voire plus, puisque je suis parfois dans une classe munie d'un vidéo-projecteur, d'une autre avec un TBI (tableau blanc interactif), ou bien encore (selon les célèbres imprévus : pannes d'électricité, changement de salles...) de ni l'un, ni l'autre : ce qui est vachement pratique quand on a misé toute sa séance sur des documents ou des savoir-faire informatiques. Je ne parle même pas de l'usage du lecteur DVD (ou magnétoscope) et du téléviseur, auxquels nous avons énormément recours en histoire-géo. En langue, ce sont les magnétophones. Bref, il faut constamment réfléchir à des "issues de secours", se raccrocher à des bouées pédagogiques qui ne sont pas le fruit de l'improvisation. Comme le dit si justement Calvalolo, on bricole...
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.