Dim a écrit:
FDM, si tu te mets dans la tête des autres, ce qui est une juste démarche, est-ce que tu ne peux aussi te mettre dans celle des Ukrainiens et autres pays de l'Europe de l'Est ?
Est-ce qu'ils ne se sont pas précipités vers l'OTAN précisément pour éviter de revivre ce qu'ils ont subi pour certains pendant une quarantaine d'années, pour certains plus d'un demi-siècle (ce pourquoi mon arrière-grand-mère ukrainienne a fui le pays pour aller en France, là où par contre mon arrière-grand-père était juste un travailleur immigré d'Ukraine venu dans les mines du Calvados) ?
Ne crois-tu pas que les Polonais, déjà allègrement piétinés à plusieurs reprises dans l'histoire par les Russes, doivent être soulagés actuellement d'avoir un gros allié à côté ?
Ah mais, tout à fait mon cher Dim, j'ai un de mes meilleurs potes (57 ans), dont une grand-mère est originaire de la ville purement "polonaise" de Lviv (et qui n'a jamais vécu en "Pologne", quoique se reconnaissant à l'époque elle-même "polonaise").
Le problème de "l'Ouest" et de l'OTAN, c'est qu'on avait "promis" aux Russes (quand j'étais moi-même au collège !), qu'on avancerait pas des pions hostiles jusqu'à leurs frontières. Peut-être qu'un des plus aptes à comprendre cet état de fait actuellement est le peuple finlandais (qui a résisté durant la "Guerre des Neiges" de l'hiver 39-40, puis s'est allié aux nazis, parce que quand on a mec trop balèze qui nous met des beignes, au collège, on se place du côté d'un autre balèze. Le terme de "finlandisation" a d'ailleurs été forgé sur ce concept !)
Pour l'Ukraine (dont la famine de 1932 avec les cas de cannibalisme envers les enfants restent à la fois vivaces et tabous), nombreux étaient les "supplétifs" ukrainiens au sein de la Wehrmacht (y compris en France).
L'histoire ne prédit jamais l'avenir, mais aide modestement à essayer de comprendre le présent.
Je te mets le truc plutôt simple que j'avais trouvé comme format court pour expliquer la complexité de la situation (c'était une semaine avant la ligne rouge franchie par Poutine, que je condamne au plus haut point, puisque j'ai bien peur d'apparaître de manière idiote comme un défenseur de l'innommable comme le font de manière manichéenne les "journalistes" du Petit Paris).