Contributions au débat politique
Re: Contributions au débat politique
La chaîne française financée par la Russie.
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Re: Contributions au débat politique
Plus exactement l'antenne française et francophone d'une chaîne russe financée par le Kremlin (chaine publique).kash 14 a écrit :La chaîne française financée par la Russie.
Tel est mon bon plaisir.
- François de Malherbe
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Re: Contributions au débat politique
C'était prévisible, pour un petit Etat qui subissait de telles pressions de la part des Etats-Unis depuis 6 ans, le tout avec pour toile de fond les luttes intestines entre l'actuel président Lenin Moreno et l'ancien, Rafael Correa.Molko a écrit :Assange arrêté dans l'ambassade où il était réfugié.
Assange était de fait un prisonnier politique au cœur de l'Union Européenne. Qu'a fait la "nation des droits de l'Homme" à son sujet (ainsi qu'à celui de Snowden) ?
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Re: Contributions au débat politique
Pour Snowden, la question se pose en effet. Pour Assange, ce serait de mon point de vue différent. Victime d'une machine judiciaire, c'est très probable, mais de là à en faire un martyr et un chevalier blanc...
Tel est mon bon plaisir.
Re: Contributions au débat politique

J'ai goûté une mangue. En Colombie. Après une heure et demi de balade à cheval.
Re: Contributions au débat politique
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I need to be myself, I can't be no one else.
Re: Contributions au débat politique
La trajectoire ambivalente de Julian Assange
Editorial du « Monde ». Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été arrêté, jeudi 11 avril, par la police britannique dans l’ambassade d’Equateur à Londres, où il était réfugié depuis près de sept ans. Cette arrestation a deux causes : avoir enfreint, en 2012, sa liberté conditionnelle (il risque un an de prison au Royaume-Uni), et être visé par une demande d’extradition américaine pour avoir aidé un analyste militaire à obtenir des documents gouvernementaux confidentiels (il risque cinq ans de prison aux Etats-Unis).
Avant d’évoquer le sort des « lanceurs d’alerte » en lutte contre les secrets d’Etat, il faut préciser deux évidences. Premièrement, Julian Assange est un justiciable comme les autres. Ses démêlés avec la police ont commencé parce qu’il a refusé de se rendre à une convocation de la police suédoise qui souhaitait l’entendre après les plaintes de deux femmes pour agression sexuelle, au motif fantaisiste, à l’époque, qu’il craignait que la Suède ne le livre à la CIA. Il a eu tort de refuser de s’expliquer sur ces graves accusations.
Deuxièmement, Julian Assange n’est pas un ami des droits de l’homme. Lorsqu’il a approché, en 2010, cinq journaux, dont Le Monde, pour explorer le contenu de documents militaires et diplomatiques américains, l’accord était clair : WikiLeaks devait accepter la politique de ces cinq médias en matière d’éthique, notamment de protection des sources. Les documents publiés furent expurgés des identités sensibles de personnes vivant dans des pays totalitaires et pouvant être mises en danger. L’année suivante, M. Assange est revenu sur sa parole et a publié les documents, sans filtre, dans leur intégralité. Le Monde a dénoncé ce procédé ; d’autres médias, en revanche, ont continué à le soutenir. La réalité est qu’il a, ce jour-là, quitté le monde des défenseurs des droits humains pour rejoindre celui des absolutistes de la transparence, faisant, au passage, un cadeau aux pires services de sécurité de la planète.
Ce qu’il s’est passé ensuite avec Julian Assange est complexe, mais il en ressort une ligne directrice : le militant antiaméricain s’attaque aux secrets des pays démocratiques, et rarement à ceux de pays totalitaires. Il a travaillé pour Russia Today, la télévision pro-Poutine financée par le Kremlin. Et il a utilisé WikiLeaks, durant la campagne présidentielle américaine de 2016, comme diffuseur de documents subtilisés par les services secrets russes au Parti démocrate et à sa candidate, Hillary Clinton, dans le but de la discréditer. Il a, ce faisant, comme Moscou, aidé Donald Trump à remporter l’élection.
Le problème, avec l’inculpation américaine, est qu’elle vise à se venger de la divulgation de documents en 2010, alors que celle-ci relevait de la publication d’informations d’intérêt public. L’administration Obama avait refusé de franchir ce pas, ses juristes y voyant une atteinte au premier amendement de la Constitution, garantissant la liberté d’expression. C’est ce pas que l’administration Trump a franchi.
Outre que le pari de M. Assange de miser sur M. Trump pour alléger les menaces judiciaires pesant sur lui s’est révélé inutile, le fond de l’affaire inquiète les défenseurs de la liberté d’expression. L’inculpation est pour le moment limitée au fait d’avoir aidé sa source, l’analyste militaire Bradley Manning – devenu Chelsea durant sa détention –, à avoir piraté un ordinateur du gouvernement : c’est donc Assange le hackeur qui serait visé, et cela pose déjà question. Mais, si l’inculpation devait être étendue à la publication d’informations d’intérêt public, ce serait alors la liberté d’informer qui deviendrait la cible. Ce ne serait pas acceptable.
Editorial du « Monde ». Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été arrêté, jeudi 11 avril, par la police britannique dans l’ambassade d’Equateur à Londres, où il était réfugié depuis près de sept ans. Cette arrestation a deux causes : avoir enfreint, en 2012, sa liberté conditionnelle (il risque un an de prison au Royaume-Uni), et être visé par une demande d’extradition américaine pour avoir aidé un analyste militaire à obtenir des documents gouvernementaux confidentiels (il risque cinq ans de prison aux Etats-Unis).
Avant d’évoquer le sort des « lanceurs d’alerte » en lutte contre les secrets d’Etat, il faut préciser deux évidences. Premièrement, Julian Assange est un justiciable comme les autres. Ses démêlés avec la police ont commencé parce qu’il a refusé de se rendre à une convocation de la police suédoise qui souhaitait l’entendre après les plaintes de deux femmes pour agression sexuelle, au motif fantaisiste, à l’époque, qu’il craignait que la Suède ne le livre à la CIA. Il a eu tort de refuser de s’expliquer sur ces graves accusations.
Deuxièmement, Julian Assange n’est pas un ami des droits de l’homme. Lorsqu’il a approché, en 2010, cinq journaux, dont Le Monde, pour explorer le contenu de documents militaires et diplomatiques américains, l’accord était clair : WikiLeaks devait accepter la politique de ces cinq médias en matière d’éthique, notamment de protection des sources. Les documents publiés furent expurgés des identités sensibles de personnes vivant dans des pays totalitaires et pouvant être mises en danger. L’année suivante, M. Assange est revenu sur sa parole et a publié les documents, sans filtre, dans leur intégralité. Le Monde a dénoncé ce procédé ; d’autres médias, en revanche, ont continué à le soutenir. La réalité est qu’il a, ce jour-là, quitté le monde des défenseurs des droits humains pour rejoindre celui des absolutistes de la transparence, faisant, au passage, un cadeau aux pires services de sécurité de la planète.
Ce qu’il s’est passé ensuite avec Julian Assange est complexe, mais il en ressort une ligne directrice : le militant antiaméricain s’attaque aux secrets des pays démocratiques, et rarement à ceux de pays totalitaires. Il a travaillé pour Russia Today, la télévision pro-Poutine financée par le Kremlin. Et il a utilisé WikiLeaks, durant la campagne présidentielle américaine de 2016, comme diffuseur de documents subtilisés par les services secrets russes au Parti démocrate et à sa candidate, Hillary Clinton, dans le but de la discréditer. Il a, ce faisant, comme Moscou, aidé Donald Trump à remporter l’élection.
Le problème, avec l’inculpation américaine, est qu’elle vise à se venger de la divulgation de documents en 2010, alors que celle-ci relevait de la publication d’informations d’intérêt public. L’administration Obama avait refusé de franchir ce pas, ses juristes y voyant une atteinte au premier amendement de la Constitution, garantissant la liberté d’expression. C’est ce pas que l’administration Trump a franchi.
Outre que le pari de M. Assange de miser sur M. Trump pour alléger les menaces judiciaires pesant sur lui s’est révélé inutile, le fond de l’affaire inquiète les défenseurs de la liberté d’expression. L’inculpation est pour le moment limitée au fait d’avoir aidé sa source, l’analyste militaire Bradley Manning – devenu Chelsea durant sa détention –, à avoir piraté un ordinateur du gouvernement : c’est donc Assange le hackeur qui serait visé, et cela pose déjà question. Mais, si l’inculpation devait être étendue à la publication d’informations d’intérêt public, ce serait alors la liberté d’informer qui deviendrait la cible. Ce ne serait pas acceptable.
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Re: Contributions au débat politique
Tu vas avoir des problèmes toi
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Re: Contributions au débat politique
Le vrai souci étant que lui risque d’en avoir s’il est livré aux USA.
Mais Je trouvais intéressant d’avoir un point de vue qui soit un tant soit peu nuancé: ni un ange, ni un diable mais quelqu’un qui doit absolument être défendu, quoiqu’on pense de lui, devant ce qui peut l’attendre, sans en faire quelqu’un au dessus des lois.
Mais Je trouvais intéressant d’avoir un point de vue qui soit un tant soit peu nuancé: ni un ange, ni un diable mais quelqu’un qui doit absolument être défendu, quoiqu’on pense de lui, devant ce qui peut l’attendre, sans en faire quelqu’un au dessus des lois.
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- François de Malherbe
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Re: Contributions au débat politique
Depuis que Le Monde est propriété de Xavier Niel, on a souvent droit à ce genre d'articles...
Or, c'est évidemment par la fin qu'il faut commencer : la liberté d'informer est cardinale ! Au même titre que pour les révélations en France sur Benalla, alors que la justice a tenté de perquisitionner les locaux de Mediapart.
Or, le fait est que les WikiLeaks sont à l'origine de la plus extraordinaire opération de compréhension du monde à destination des citoyens. Pour l'anecdote, qui aurait su que François Hollande et Pierre Moscovici s'étaient rendus en 2006 à l'ambassade des USA pour tempérer l'ardeur de l'opposition de Chirac à l'intervention en Irak ? Evidemment, les crimes de guerre, l'espionnage massif, les paradis fiscaux...Les personnes vivant dans des pays totalitaires ? Mais ce sont les révélations de WikiLeaks qui ont ébranlé le régime de Ben Ali en Tunisie.
Sans doute que la candidature de madame Clinton a été torpillée, mais on sait désormais à quel point elle et les caciques du Parti Démocrate ont triché pour écarter Bernie Sanders. Chris Matthews avait même réclamé que la CIA devrait "agir à l'israélienne et enlever Assange". Magnifique démocratie américaine, où on expédie vers la torture des prisonniers politiques dans une prison sous statut d’extraterritorialité (Guantanamo), probablement là où va finir Assange.
Or, c'est évidemment par la fin qu'il faut commencer : la liberté d'informer est cardinale ! Au même titre que pour les révélations en France sur Benalla, alors que la justice a tenté de perquisitionner les locaux de Mediapart.
Or, le fait est que les WikiLeaks sont à l'origine de la plus extraordinaire opération de compréhension du monde à destination des citoyens. Pour l'anecdote, qui aurait su que François Hollande et Pierre Moscovici s'étaient rendus en 2006 à l'ambassade des USA pour tempérer l'ardeur de l'opposition de Chirac à l'intervention en Irak ? Evidemment, les crimes de guerre, l'espionnage massif, les paradis fiscaux...Les personnes vivant dans des pays totalitaires ? Mais ce sont les révélations de WikiLeaks qui ont ébranlé le régime de Ben Ali en Tunisie.
Sans doute que la candidature de madame Clinton a été torpillée, mais on sait désormais à quel point elle et les caciques du Parti Démocrate ont triché pour écarter Bernie Sanders. Chris Matthews avait même réclamé que la CIA devrait "agir à l'israélienne et enlever Assange". Magnifique démocratie américaine, où on expédie vers la torture des prisonniers politiques dans une prison sous statut d’extraterritorialité (Guantanamo), probablement là où va finir Assange.
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Re: Contributions au débat politique
C'est évidemment bien plus complexe que ça.
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Re: Contributions au débat politique
Modifié en dernier par basile le 15 avr. 2019 16:25, modifié 2 fois.
- François de Malherbe
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Re: Contributions au débat politique
Certainement, mais, par exemple, l'article mentionne une raison "fantaisiste" pour ne pas se rendre à la convocation devant la justice suédoise dans les affaires de viol, alors qu'Assange a été blanchi par la justice à ce sujet depuis 2017, ce qui pourrait être également mentionné de manière déontologique...Molko a écrit :C'est évidemment bien plus complexe que ça.
Bref, le fond de l'affaire n'est pas une histoire de méchants et de gentils, mais de légalité et de légitimité. On peut penser ce qu'on veut, mais tout le monde n'a pas le courage de prendre sciemment des risques immenses au nom d'une action pour le bien commun qu'on estime supérieure.
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Re: Contributions au débat politique
Modifié en dernier par basile le 15 avr. 2019 16:25, modifié 1 fois.
Re: Contributions au débat politique
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Modifié en dernier par rix le 05 sept. 2019 15:14, modifié 1 fois.
Pour les petits bourgeois de gauche, la réalité est fasciste, il convient donc de la nier jusqu'à l'absurde s'il le faut : le niveau monte, l'immigration est une chance pour la France, ill n'y a pas d'insécurité mais un sentiment d'insécurité....