Marie a écrit:
N'empêche que, et même si je trouve tout ça très grave - mais assez tristement ordinaire en fait -, je suis un peu choquée de la violence médiatique qui entoure cette affaire. Il faudra à Cahuzac bien du soutien et de la force pour ne pas songer à se tirer une balle... Ce qu'il a fait, c'est honteux. Mais n'est-il pas en train de sévèrement manger pour les autres (et on ne les connait pas tous) qui n'avoueront jamais ?
Il incarnera à jamais le fourvoiement de nos politiques et pendant ce temps là, Sarko, Balkany, Chirac, Pasqua continuent à serrer des paluches le plus sereinement du monde (ou presque).
Je pense que ça va aller trop loin. Et que ça va une fois de plus éluder des sujets qui donneraient à ceux qui nous gouvernent des occasions bien plus intéressantes de faire parler d'eux et de montrer qu'il y a encore des gens honnêtes et inspirés en politique.
C'est quand même à désespérer cette histoire. L'acte ultime du minable en politique. Si encore le type avoue dès le début, il évite de jeter l'opprobre sur un camp, et un système dans son ensemble. Mais là, quoi, en pleine crise économique, sociale, politique, éthique et écologique. Qu'il existe un sentiment d'impunité (de Balkany à DSK, on est d'accord) est déjà suffisamment insupportable pour qu'on n'ait pas, en plus, à bouffer la répugnante mascarade des remords. Ça va bien ! La candeur n'a pas besoin de vaseline.