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Posté : 30 nov. 2009 17:22
par Diogene
Nan j'ai pas encore lu mais il relève de la clique que j'aime bien.
Il cite Lalie Walker et Fabrice Mizzio des habits noirs et il a publié à la série noire, dans la blanche et un Poulpe chez Baleine.
Bref, ça doit être un bon gars, du genre que t'aime bien ça avoir lu.

Posté : 06 déc. 2009 10:17
par Abidbol
Les amateurs de littérature noire ( il y en a) et les accrocs du kikapença ( ils sont nombreux) pourront lier leur deux passions en lisant Hérésie du grand Charles Willeford chez Rivages. C est l'histoire d un jeune critique d'art, sans doute le meilleur critique des USA, donc sans doute le meilleur du monde entier. Notre héros est psychopathe. Heureusement, pas de psy, de flic, ou de profileur pour nous le faire comprendre. C'est un beau héros.

Posté : 09 déc. 2009 09:31
par Diogene
legasp a écrit :C'est pas pareil, c'est à Londres, mais c'est cool et un poil plus violent tout en étant trés léger. La galerie de perso est marrante, j'ai un petit faible pour Brant. Ça se lit bien mais c'est un tout un peu moins abouti que les Taylor, on n'y retrouve pas le côté étude sociologique de l'Irlande.



Donc voilà, après m'être mis à jour du cycle Jack Taylor, j'me suis lancé dans R&B (Le gros Coup).
Alors ouais, j'te rejoins : plus drôle, plus léger, moins ethnographie. La galerie de persos est marrante : Brant, Roberts et sa femme, Falls... mais j'y suis pas encore autant attaché qu'à Jack.

Ceci-dit, ce que je trouve très fort chez Ken Bruen, c'est sa capacité à investir une figure archétypale du roman noire (le privé solitaire un peu looser et alcoolique avec Taylor par exemple) sans jamais tomber à pieds joints dans la caricature ou la facililté. Bref, je continue dans R&B histoire de voir (Le mutant apprivoisé) et je pense qu'après cela, je vais remettre au français avec du Manchette.

Posté : 09 déc. 2009 10:33
par L'Richos
Abidbol a écrit :Les amateurs de littérature noire ( il y en a) et les accrocs du kikapença ( ils sont nombreux) pourront lier leur deux passions en lisant Hérésie du grand Charles Willeford chez Rivages. C est l'histoire d un jeune critique d'art, sans doute le meilleur critique des USA, donc sans doute le meilleur du monde entier. Notre héros est psychopathe. Heureusement, pas de psy, de flic, ou de profileur pour nous le faire comprendre. C'est un beau héros.

J'ai effectivement entendu du bien de Willeford.
D'ailleurs, il est édité par Rivages, et je trouve que cette collection est très homogène et de grande qualité.

Posté : 09 déc. 2009 10:37
par Karibou
Bin moi j'ai commencé Tropique du cancer et je vais suivre avec le colosse de Maroussi je pense.

Posté : 09 déc. 2009 10:58
par L'Richos
Est-ce que t'as lu Le Déchronologue, au lieu de lire des bêtises, toi ?

Posté : 09 déc. 2009 11:20
par Karibou
:oops:
C'est dans mon carnet à pécho mais j'l'ai pas encore pécho.

Posté : 09 déc. 2009 11:24
par François de Malherbe
Karibou a écrit :je vais suivre avec le colosse de Maroussi je pense.

C'est pas plutôt Chabal ton bouquin ?

Ben quoi, c'est le Colosse de Marcoussis, non ?
:arrow:

Posté : 09 déc. 2009 11:26
par troma
L'Richos a écrit :Est-ce que t'as lu Le Déchronologue, au lieu de lire des bêtises, toi ?



je l'ai commandé à papa Noël, ça a intérêt a être bien!

comment je te mets la pression

Posté : 09 déc. 2009 11:37
par L'Richos
J'engage ma crédibilité là-dessus !

Posté : 15 déc. 2009 18:10
par L'Richos
Personne n'alimente ce magnifique topic ?! Bande de glands sans cultures !
Bon ben, on va la jouer consanguin avec Dio et 2-3 gloutons du cerveau.

Les diables blancs de Paul J. MacAuley. Un thriller écolo qui se déroule dans 20 ans au Congo-Brazza, avec beaucoup d'action, un brin long, mais jubilatoire. Indispensable aux gros lecteurs.

Nous revenons comme des ombres de l'immense Paco Ignacio Taïbo II. Un polar (?), ou plutôt la chronique d'une époque et d'un lieu, en l'occurence le Mexique au début de la WW2. ça parle de nazis butés par un Iguane chinois, d'ésotérisme teuton, d'anarchie-communisante à la Pancho Villa, d'amitié. ça part dans tous les sens, ça parle de beaucoup de choses passionnantes. C'est construit comme un puzzle de courtes histoires pour un ensemble, là encore, jouissif. C'est avec les mêmes anti-héros que l'ombre de l'ombre, mais avec 20 ans de plus. Y a même Ernest Hemingway ! C'est absolument génial. Je me suis commandé illico A quatre mainsdu même magicien.

Posté : 17 déc. 2009 22:39
par François de Malherbe
Pour les amateurs d'histoire de la Grande Guerre, de littérature et d'arts, le dernier bouquin d'Annette Becker est incontournable, qui s'attache à un personnage clé, à la conjonction de tous ces thèmes : Apollinaire.
Guillaume Apollinaire : Une biographie de guerre 1914-1918

Elle était l'invitée des lundis de l'Histoire du 14/12, aux côtés de son grand complice, Stéphane Audoin-Rouzeau, qui vient de commettre Les armes et la chair. Pour une histoire de la Grande Guerre, en s'attachant à l'étude de trois objets déterminants dans l'histoire combattante de 14/18 : l'éclat d'obus, le poignard et les gaz.
Pour rappel, ces deux auteurs appartiennent au courant historiographique tenant de la thèse de la "brutalisation" de la guerre et des hommes en guerre, concept emprunté à George Mosse, mais sur lequel d'autres historiens sont beaucoup plus sceptiques (Nicolas Offenstadt, Frédéric Rousseau, Rémy Cazals, voire Antoine Prost, etc.).

Le 3e invité était Guillaume Piketty, qui a écrit un ouvrage sur la sortie de guerre (en collaboration avec Bruno Cabannes), mais dont la référence incontournable est la somme réalisée sur la France résistante :
Français en Resistance : Carnets de guerre, correspondances, journaux personnels

Posté : 18 déc. 2009 10:47
par L'Richos
Intéressant tout ça, même si j'avoue préférer l'Histoire plus lointaine.
C'est mon côté réac' et traditionnaliste.
D'ailleurs, je suis en train de lire une fantasy savoureuse qui devrait plaire au Martin.

Posté : 21 déc. 2009 13:57
par Diogene
J'ai décidé de passer cette fin d'année en compagnie de Jean-Patrick Manchette. (Un site sur Manchette, sa fiche dans Pol'Art Noir)

Lorsqu'on est fan de roman noir, c'est un véritable plaisir de savoir qu'on a encore tout Manchette (ou presque dans mon cas) à découvrir.

Singulièrement, l'un des premiers ouvrages de polar que je me suis offert fut le remarquable "romans noirs" (l'intégrale de son oeuvre) sorti chez Quarto/Gallimard en 2005.

J'en avais lu que le petit bleu de la côté ouest rapport au fait que j'm'étais envoyé l'adaptation par Tardi.

Faut dire ce qui est, j'avais été subjugué par le style vif et précis qui tempère largement une linéarité du récit sinon même l'absence d'intrigue complexe et c'est pas plus mal. Je tiens l'ouverture du roman où Gerfaut roule comme un taré sur le périph' ou encore la tentative d'assassinat sur la plage comme des pages cultes du polar français.


Bref, je vois deux raisons à ne pas avoir enchainé à l'époque :
1) le format du Quarto est peu propice à une lecture nomade et j'aime bien avoir le bouquin dans ma poche ou ma besace.
2) Inconsciemment, je me reservais les Manchette comme un bon vin qu'on sait qu'on appréciera avec le temps.


Alors j'y suis. Ce week-end, je me suis envoyé la position du tireur couché, là j'suis dans fatale avant de poursuivre avec Nada.


Je ne pousse pas plus loin la note de lecture, Natza le ferait avec bien plus d'enthousiasme et de talent, mais sachez que si vous cherchez du bon roman noir français, Manchette est une bonne pioche sinon même un passage obligé.

Posté : 21 déc. 2009 14:22
par Karibou
A noter qu'il est le premier traducteur français de Watchmen fameux comics de super-héros scénarisé par Alan Moore.
Dans les années 80 la bd est parue en francais chez le petit editeur Zenda dont le créateur n'était autre que le fils de Manchette. La traduction effectuée par ce dernier est unanimement considérée comme excellente, elle fut réutilisée par la suite lors de la réédition de Watchmen par l'editeur Delcourt dans les années 90.
Une excellente initiative que l'editeur actuel, panini le triste vendeur de stickers n'a pas jugé bon de reconduire en faisant retraduire le comics par un jean foutre qui n'a pas eu les couilles de signer son travail.
Amateurs de manchette et amateurs de comics, si vous passez par la case watchmen, assurez vous d'acheter du zenda ou du delcourt et fuyez comme la peste la scandaleuse edition panini (pourtant bon marché c'est bien dommage).