Guigui a écrit :
Rappelez-vous le lendemain, l'étape de l'Alpe d'Huez avec Armstrong attaqué de tous les côtés. Le Tour 2003 de toute façon est extraordinaire, même si la saveur est différente après coup évidemment, on est encore dans l'ère EPO.
Le sprint de l'US Postal dès le début de la montée de l'Alpe, je l'ai vu et revu des dizaines de fois. Mythique.
Je me souviens de ma réaction en direct, j'avais rarement été autant choqué devant une étape de montagne. J'attendais surtout cette ascension finale pour voir combien de temps Virenque allait tenir avec les meilleurs et pourquoi pas sauver son maillot jaune. Bon inutile de préciser qu'au bout de 10 secondes j'ai compris...
Mais tous les leaders qui attaquèrent à tour de rôle... quel moment.
Pour le centenaire du Tour, le spectacle a pu être favorisé pour que la fête soit réussie.À tous les niveaux.
Et tout a pu être mis en oeuvre pour que sur le moment il n'y ait pas eu quoi que ce soit pour gâcher le moment.Est-ce que les efforts d'ASO contre le dopage ne datent pas d'après le centennaire? L'âge de raison
..
basile a écrit :Est-ce que les efforts d'ASO contre le dopage ne datent pas d'après le centennaire? L'âge de raison
..
L'affaire Puerto en 2006 représente globalement le coup de sifflet final de l'usage massif de l'EPO dans le peloton. Plus tard l’événement symbolique selon-moi qui met fin définitivement à cette ère c'est le contrôle positif de Riccardo Ricco sur le Tour 2008. L'AFLD arrive alors à détecter l'EPO 3ème et dernière génération. La guerre est gagnée. Pas celle contre les tricheurs, mais au moins celle contre l'EPO, cette saloperie qui transforme un âne en cheval de course.
Bon 73eme Tour cet aprem, 1986, avec le générique télé qui va avec et ça rappelle les souvenirs, la gourde vélo coca et tout...J'avais vu une arrivée cette année là. En montée, sur 100 ou 200 m bien inclinés, cool on va avoir le temps de les voir en danseuse...et non un sprinter bien lancé qui monte plus vite qu'on ne la descendait !
2 étapes cet aprem Nimes-Gap et Briancon l'Aloe d'Huez
J'édite pour remercier Guigui pour cette chronologie.La detection est l'arme ultime en effet, mais il y avait d'autres moyens-la fouilles des poubelles par exemple ou la surveillance accrue comme on voit dans le film sur Armstrong si je me souviens où il faisait poireauter les officiels, si l'anecdote est vraie, qui pouvait interroger-, et d'autres produits encore...
Comme quoi le bio c'est bon pour la santé. Il y avait déjà à l'époque un magasin avenue de Paris à Cherbourg.Mais je n'ai fait le rapprochement il y a quelques années lorsque je passais beaucoup de temps à Caen dans le quartier Vaigueux Tour Leroy, je rentrai dans le magasin de Caen.Même nom même logo avec l'oiseau et son brin de céréales. Ben dis donc.Quel choc.
Dans le cadre d'une conférence à Granville, j'avais discuté avec Jacky Desquesnes, ancien IPR d'histoire-géographie de l'académie de Caen et spécialiste de l'histoire du sport (je l'avais contacté déjà pour les fameux "lendits" du mitan des années 1890 dans le cadre de la "Bible" de Malherbe) et passionné de cyclisme et du Tour de France. Je trouvais que son propos sur le dopage ne mettait pas assez en exergue la "révolution de l'EPO", redistribuant vraiment les cartes par rapport au "dopage classique" à la Anquetil. Personnellement, j'avais vraiment été interloqué par la performance d'un Ugrumov en 1994, mais encore plus par celle de Bjarne Riis en 1996 dans les cols de haute montagne. Puis, mes suspicions furent accrues en 1997 avec les performances hallucinantes des "Festina" grimpeurs Dufaux et Virenque dans le dernier contre-la-montre.
Je me souviens aussi parfaitement de l'intervention de Laurent Fignon (1992 ?) quand il était "équipier de luxe" chez Gatorade pendant la première semaine des étapes de plaine en disant ne pas comprendre la vitesse ahurissante à laquelle était courue les étapes...
L'EPO a vraiment nivelé les performances, ce qui n'était pas le cas des autres formes de dopage de naguère, sans remonter nécessairement au fameux article d'Albert Londres sur les frères Pélissier en 1924.
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
En revoyant le classement de l'étape, ce n'est pas si "hallucinant" que cela. Mais c'est l'impression que ça m'avait laissé.
Après, bien sûr, sur ce Tour, ce fut surtout l'incroyable domination de Jan Ullrich, qui montait les cols sur sa selle. L'étape d'Arcalis où il met plus d'une minute à Virenque et Pantani
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
A moins que ce ne fût le clm de Saint-Etienne, où Virenque termine 2e en devançant Riis, Olano et Pantani (!!), mais à plus de 3 minutes (!!) d'Ulrich.
La domination d'Ulrich dans les clm rappelait celle d'Indurain (le clm de Luxembourg en 1992 avec plus de 5 minutes d'avance ), mais on voyait des grimpeurs venir se mêler à la lutte pour le top 5 de l'étape sur des clm de plus de 50 bornes...
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Indurain, dont on disait que sa pulsation cardiaque était extraterrestre.Et sa facilité dans les montées.
J'allais le citer en complément mais tu en parles.
Les colombiens (oh ils habitent sur les hauts plateaux c'est normal..oui, mais.On comprend que Quintana soit toujours à la ramasse.Un qui doit être des plus cleans.)