Posté : 09 nov. 2006 15:08
Je l'ai vu il ya 3 jours, ce Labirynthe de Pan, et voici ce que j'y ai vu (garanti 100% spoiler-free):
Deux histoires complétement dissociées, et qui ne se rencontrent ou ne s'interpénètrent jamais vraiment:
Le conte fantastique, enfantin et visuellement très réussi, et l'histoire de guerre "adulte", infantile.
Les méchants sont très méchants, militaires gradés, assez laids et assez vieux... Les gentils sont maquisards, jeunes et généralement relativement beaux.
Le gros problème pour moi est que chacune de ces 2 histoires prises séparément n'a aucun intéret en soi, elles sont très fades. La guerre se résume à deux factions de 15 personnes et qui campent visiblement à 250m d'écart l'un de l'autre... De l'autre côté les épreuves que subit la petite fille sont totalement morcelées et arbitraires, suivant la detestable esthétique jeu video actuelle (tu as passé le niveau 1, joue maintenant pour le niveau 2...)
Sergi Lopez par contre vaut presque à lui seul le déplacement: il ne compose pas un personnage, mais une figure, abstraite soit, quasi géométrique, mais extraordinaire. Les éléments de l'histoire qui tournent autour de sa paternité vis-à-vis des 2 enfants sont le seul lien fort entre les 2 parties et en fin de compte l'intéret principal du film.
Le 2e personnage extraordinaire est le faune, dont on met assez longtemps à comprendre si c'est du lard ou du cochon...
On devrait aussi pouvoir pendre par les couilles l'ingénieur du son pour son massacre intégral de la bande sonore : pour plus d'effet visiblement, tous les sons sont mis au même niveau que les dialogues, quelque soit leur nature: en particulier, dès qu'un asticot ou un cloporte montre le bout de son nez sur l'écran, il est accompagné de ces simpiternels bruits de pétrissage de boue, vous voyez le genre, slurp slurp, qui est sensé nous dresser les poils le long du dos... coup de bol dès que l'asticot sort de l'image les bruits cessent. Un miracle constant.
On n'a pas un phasme (ou une vague fée) à l'image sans qu'on se retrouve dans l'ambiance sonore d'un atelier clandestin de confection avec 14 machines à coudre foutant un boucan insupportable, avec tous les petits cris de souris de rigueur... pathétique de naiveté. Mais je suppose que ce ne sont que de petites manies de (super)production...
Enfin voila, pas très enthousiaste quoi... Mais on peut y aller c'est pas indigne...
Deux histoires complétement dissociées, et qui ne se rencontrent ou ne s'interpénètrent jamais vraiment:
Le conte fantastique, enfantin et visuellement très réussi, et l'histoire de guerre "adulte", infantile.
Les méchants sont très méchants, militaires gradés, assez laids et assez vieux... Les gentils sont maquisards, jeunes et généralement relativement beaux.
Le gros problème pour moi est que chacune de ces 2 histoires prises séparément n'a aucun intéret en soi, elles sont très fades. La guerre se résume à deux factions de 15 personnes et qui campent visiblement à 250m d'écart l'un de l'autre... De l'autre côté les épreuves que subit la petite fille sont totalement morcelées et arbitraires, suivant la detestable esthétique jeu video actuelle (tu as passé le niveau 1, joue maintenant pour le niveau 2...)
Sergi Lopez par contre vaut presque à lui seul le déplacement: il ne compose pas un personnage, mais une figure, abstraite soit, quasi géométrique, mais extraordinaire. Les éléments de l'histoire qui tournent autour de sa paternité vis-à-vis des 2 enfants sont le seul lien fort entre les 2 parties et en fin de compte l'intéret principal du film.
Le 2e personnage extraordinaire est le faune, dont on met assez longtemps à comprendre si c'est du lard ou du cochon...
On devrait aussi pouvoir pendre par les couilles l'ingénieur du son pour son massacre intégral de la bande sonore : pour plus d'effet visiblement, tous les sons sont mis au même niveau que les dialogues, quelque soit leur nature: en particulier, dès qu'un asticot ou un cloporte montre le bout de son nez sur l'écran, il est accompagné de ces simpiternels bruits de pétrissage de boue, vous voyez le genre, slurp slurp, qui est sensé nous dresser les poils le long du dos... coup de bol dès que l'asticot sort de l'image les bruits cessent. Un miracle constant.
On n'a pas un phasme (ou une vague fée) à l'image sans qu'on se retrouve dans l'ambiance sonore d'un atelier clandestin de confection avec 14 machines à coudre foutant un boucan insupportable, avec tous les petits cris de souris de rigueur... pathétique de naiveté. Mais je suppose que ce ne sont que de petites manies de (super)production...
Enfin voila, pas très enthousiaste quoi... Mais on peut y aller c'est pas indigne...