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Posté : 17 sept. 2010 19:03
par Xavi Jacob
Mein Kampf ?

Posté : 17 sept. 2010 19:16
par -K-
oula.

Posté : 17 sept. 2010 20:29
par Karibou
Jamais sans ma fille ?

Posté : 17 sept. 2010 20:42
par Karibou
Je me disais bien que j'avais déjà lu ça quelque part.

Posté : 17 sept. 2010 20:44
par Karibou
J'ai ouvert les yeux pour voir le rat pisser dans mon mug.

Posté : 17 sept. 2010 20:47
par -K-
Où est Charly ?

Posté : 17 sept. 2010 21:11
par Karibou
Presque mais ce n'est pas ça.

Allez un bout plus long:

La porte de la cuisine s'est ouverte avec violence. La serveuse est apparue derrière une longue desserte roulante qu'elle poussait avec un effort exagéré en direction de notre table.
Une moitié de bœuf coupée dans le sens de la longueur était posée dessus. Comme si quelqu'un avait chopé un bouvillon, en avait tranché les deux extrémités avec une tronçonneuse avant de jeter le milieu sur un plateau à roulettes de trois mètres de long.
Une corne dépassait encore du machin.
La viande était servie bleue; froide, pour tout dire, légèrement frite histoire de boucher les quelques plaies, puis jetée sur le plateau. Si l'animal avait encore eu ses deux extrémités, un bon véto aurait pu le remettre sur pattes en une heure.
La serveuse a placé la desserte au bout de notre table avant de tendre à Bob un couteau à dent de scie d'une taille irréelle. "message du chef, a-t-elle grondé. Il dit que si vous finissez pas votre assiette - une fois de plus - il vous jette dehors et vous latte les couilles jusque dans les poumons."
Bob a laché un rire nerveux. "Comment ça une fois de plus ? J'étais malade, la dernière fois. Et la fois d'avant, j'avais tout mangé mais vous ne travailliez pas encore ici, ni l'un ni l'autre. J'ai commandé le Spécial, je vais manger le Spécial. Apportez moi de la sauce."
Trix et moi devions sûrement le dévisager. Bob nous a regardés tandis qu'il sciait un morceau de bouvillon microcuit et le déposait dans son assiette.
Du sang coulait et coagulait autour des veines épaisses qui saillaient de la viande. "C'est de la vraie bouffe texane. C'est ce qu'on mange, ici. Un putain d'état génial, le Texas."
J'ai cru qu'il allait se remettre à pleurer en mastiquant la viande crue.
"Délicieux" a-t-il gémi.

Posté : 18 sept. 2010 02:31
par le retour de le Natza
Jamais sans mon Karibou ?

Posté : 18 sept. 2010 08:15
par Karibou
Nan, mais tu peux mettre un truc tout de même, ta réponse me plait beaucoup.

Posté : 18 sept. 2010 08:24
par Vltra
J'irai cracher sur vos steaks.

Posté : 18 sept. 2010 08:49
par Karibou
huhu.

En vrai c'est tiré d'Artères souterraines de Warren Ellis paru Au Diable Vauvert tout récemment.
C'est le premier roman de cet auteur qui a entre autres choses commis la série comics Transmetropolitan qui devrait vous être familière visuellement désormais.

Je recommande à peu près tout le travail d'Ellis (mis à part les héros en collant qui sont réservés aux amateurs de héros en collant avant tout) et en particulier ce roman qui se déguste à la vitesse d'un mentos à l'anis.
On rit beaucoup et on profite d'un point de vue pertinent mais non pontifiant sur toute la daube occidentale.

Posté : 19 sept. 2010 13:45
par le retour de le Natza
Allez j'inaugure le superbanco du dimanche, 5 énigmes d'un coup pour revisiter les rayons de sa bibli, et la ranger par la même occase, impossible pour moi de remettre la main sur mon "la grande époque" de Dos Passos

1/ A travers la barrière, entre les vrilles des plantes, je pouvais les voir frapper. Ils s'avançaient vers le drapeau, et je les suivais le long de la barrière. Luster cherchait quelque chose dans l'herbe, près de l'arbre à fleurs. Ils ont enlevé le drapeau et ils ont frappé.

2/ Une casquette de chasse verte enserrait le sommet du ballon charnu d'une tête. Les oreillettes vertes, pleines de grandes oreilles, de cheveux rebelles au ciseau et des fines soies qui croissaient à l'intérieur même desdites oreilles, saillaient de part et d'autre comme deux flèches indiquant simultanément deux directions opposées.

3/ Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors surement la première chose que vous allez demander c'est où je suis né, et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d'enfance, ce que faisaient mes parents avant de m'avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j'ai pas envie de raconter ça et tout.

4/ C'est à mi chemin de Marseille et de la frontière italienne, un grand hôtel au crépi rose, qui se dresse orgueilleusement sur les bords charmants de la Riviera. Une rangée de palmiers éventent avec déférence sa façade congestionnée, tandis qu'une plage aveuglante s'étend à ses pieds. Un petit clan de gens élégants et célèbres l'ont choisi récemment pour y passer l'été, mais il se trouvait pratiquement vide il y a dix ans quand sa clientèle d'Anglais remontait vers le Nord en avril.

5/ Si j'ai perdu la tête ça m'est égal, songeait Moses Herzog. Il y avait des gens qui croyaient qu'il était un peu dérangé et lui même s'était demandé s'il avait toute sa raison. Mais maintenant, bien qu'il coontinuât à avoir un comportement bizarre, il se sentait confiant, plein d'entrain, lucide et fort.

edit: erreur de copiage corrigée dans 3/

Posté : 19 sept. 2010 13:48
par FMR
1 / Le bruit et la fureur

Posté : 19 sept. 2010 13:49
par le retour de le Natza
ne manque que l'auteur pour que tout le monde en profite et je te dirai " oui "

Posté : 19 sept. 2010 13:51
par David Watts
Pff le seul que j'avais...