Posté : 06 sept. 2009 19:35
Forum des supporters du Stade Malherbe Caen
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Je vais avoir des temps creux à Bruxelles, je repasseraiNous avons rencontré Raymonde L. à sa demande, pour apporter un nouvel éclairage sur la personne de Benco. Entretien exclusif.
Vous nous avez contacté pour nous parler de Benco. Pourquoi avoir souhaiter vous exprimer sur ce sujet qu’on devine difficile?
Je ne fais pas ça pour régler des comptes ou quoi que ce soit. Mais je veux témoigner parce que c’est, je crois, un devoir. Pour que d’autres ne se laissent pas avoir, ne se laissent pas abuser comme je l’ai été. j’achève une thérapie et je n’ai aucun besoin de raviver ces histoires. Seulement, je le dois. Pour moi et pour Viercoba.
Viercoba?
Oui, Viercoba Zaneto Benco, mon fils, dont le père biologique est l’homme dont vous me parlez. C’est d’ailleurs lui qui avait imposé le prénom. Moi j’aurais préféré un truc plus neutre, genre Emmanuel, mais il s’est énervé en disant que c’était un prénom de tapettes alors je n’ai pas insisté. Il était très autoritaire. Même avec Viercoba à qui il imposait de ne s’habiller qu’en bleu et noir.
Où et comment l’avez-vous rencontré?
Viercoba? Ben à la maternité quand le doct...
Non, je parle de Benco.
Ah, lui! J’étais à l’époque danseuse étoile. Je sortais de l’Opéra de Paris et j’avais décidé de devenir professeur de danse classique R&B. Je m’étais installée à mon compte, ça marchait plutôt bien. J’ai par exemple été danseuse classique lors de la tournée de la tournée de Vômi Exki et de Divine-Diarhée, puis ensuite avec NTM. Les cours de danses que je donnais à la salle polyvalente Farid Soudani attiraient beaucoup de monde. J’avais par exemple, parmi mes élèves de danse des gens comme Marie-France Pietragala, Angelin Preljocaj, Karine Saporta, David Ginola, Jarvis... Puis un jour, Benco est venu se présenter à l’inscription emballé dans un tutu rose-bonbon.
Tout se passait bien?
Il n’était pas très doué, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais ça allait, ça allait. Au bout d’un certain temps, j’ai quand même bien vu qu’il m’aimait bien.
A quoi?
Eh bien... malgré la différence d’âge - je suis née le 6 juin 1944 à Courseuilles - ce sont des choses que l’on voit bien, à sa manière par exemple de toujours essayer de voir ma culotte sous mon tutu. Et puis, en parlant de tutu, chez les hommes, il y a des choses qui se voient.
Donc?
Eh bien un soir... tout s’est passé comme dans un compte de fée. il est venu me chercher dans sa clio, avec une belle chemise blanche à jabot et il m’a emmené dîner au Mc Do et après, on a été boire un 51 au Balto. Ce qui était étrange, c’est qu’il n’était pas très entreprenant, pendant la soirée. Il ne faisait que de me parler des années 60 et de l’âge d’or de l’Inter. A un moment, je suis allée aux toilettes vérifier si mon dentier tenait bon et j’espérais bien qu’il allait venir me rejoindre, mais non, il n’est pas venu.
Il n’est pas venu?
Bê non. Et ce qui était étrange, c’est qu’avant de monter, j’avais pas encore mangé mon Mc Bacon et que quand je suis redescendue, il avait disparu, il ne restait plus que deux rondelles de cornichons poisseuses et pleines de ketchup.
Vous a t-il fourni une explication?
Oui, oui, tout à fait, il m’a dit qu’un raton-laveur était entré, avait pris un menu mais comme il avait encore faim, il s’était approché de notre table et avait mangé le Mc Bacon, mais maintenant que vous me le dîtes, je trouve ça bizarre quand même. Comment un raton-laveur peut-il avoir les moyens d’aller au Mc Do?
Que s’est-il passé ensuite?
Eh bien, après le Balto, on est allé chez lui. Et dans sa chambre, eh bien... on l’a fait.
Vous l’avez “fait”?
Oui, on a regardé la cassette Inter-Lazio, en finale de la Coupe UEFA 98. ...? Après le match, comme il était fatigué, on a fait un peu de café et là... il m’a fait l’amour. Ensuite, on a voulu boire le café, mais il était encore trop chaud, alors on a recommencé. Plus tard, il m’a demandé de mettre un maillot avec “Bréchet” marqué dessus et là, il m’a fait l’amour pendant au moins sept ou huit minutes d’affillée, un peu comme si le maillot le mettait en forme.
Ensuite?
C’est plus tard, quand le bébé a eu trois ans, alors qu’on venait d’acheter une maison qu’il est parti. Je m’en souviens très bien, un soir il m’a dit qu’il voulait me dire quelque chose. Que tous ces murs. Je ne sais pas. Je ne sais plus qu’il disait. Et puis il a pris son sac à dos “forza Inter” et son manteau et il est parti.
Vous ne l’avez plus jamais revu?
Non. Juste une fois, à la télé.
A la télé?
Oui, dans le double DVD live de Lorie, on le voit, à un moment, au premier rang.
Aujourd’hui, vous avez un message à lui faire passer?
Oui. “Forza AC Milan!”