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Posté : 15 mars 2011 18:44
par Abidbol
ajacques a écrit :D'après ce que j'ai compris il reste sur place, comme Akage.
Il est donc sur place, et sur pied. C'est déjà un bon point.

Posté : 15 mars 2011 18:45
par ajacques
Pourquoi ils font pas un peu comme dans les Simpson, une cloche de fonte autour du bordel, un bon millier de vis, et hop.

Posté : 15 mars 2011 18:47
par Bajkusa
ajacques a écrit :Pourquoi ils font pas un peu comme dans les Simpson, une cloche de fonte autour du bordel, un bon millier de vis, et hop.
et on balance le tout sur la Corée du Nord?

Posté : 15 mars 2011 19:06
par -K-
qui est abonné à Mediapart ?
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Posté : 15 mars 2011 19:10
par Abidbol
-K- a écrit :qui est abonné à Mediapart ?
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Nous.

Posté : 15 mars 2011 19:14
par babo
je vois pas comment ne pas me dire que les propos lénifiants du lobby nucléaire étaient cousus de fil blanc
Avec ironie hein
je vois pas comment ne pas me dire que les propos lénifiants du lobby anti-nucléaire étaient cousus de fil blanc

Posté : 15 mars 2011 19:32
par The Return of Den Boer
n'exagères pas graham, la France n'est pas située sur des plaques tectoniques , le cas japonais est très particulier avec en plus de vieilles centrales.

et je reste très pro-nucléaire même si je fus le 1er à tirer la sonnette d'alarme dans ce cas d'espèce .

Posté : 15 mars 2011 19:34
par babo
Tu penses qu'il n'y a aucun danger d'accident nucléaire grave en France? Qu'est ce qui te fait penser que nous sommes à l'abri (atomique)?
Oh le bel "épouvantail" !

Posté : 15 mars 2011 19:36
par Bajkusa
il y a une sismicité moyenne en France dans le sud.

http://eost.u-strasbg.fr/pedago/fiche1/ ... ce.fr.html" onclick="window.open(this.href);return false;

Dans la région de Nice il me semble que le constructions doivent répondre à des normes sismiques
rien de comparable avec le japon cependant

Posté : 15 mars 2011 19:53
par babo
J'évite le débat en m'amusant avec la rhétorique disons "sceptique"...d'où l'argument épouvantail qui est le tient plus haut

Je partage vraisemblablement en effet une grande parie de tes idées, mais sur la question des technologies modernes, je ne rejoins en rien les positions de la gauche, de francs ennemis sur ce terrain.

Je tire mes conclusions des rapports ou études publiés sur le sujet depuis un quarantaine d'années réalisés par des spécialistes reconnus sur la question et faisant autorité. Ca fait pompeux sans doute, mais je me méfie comme de la peste de tous les comités de veille autoproclamés "indépendants"...mais qui ne produisent rien de sérieux, du vent et de la peur en revanche beaucoup.

Par contre (et pour finir) un débat futur est légitime et je ne m'oppose pas aux énergies renouvelables, j'en suis même partisan.

Posté : 15 mars 2011 22:29
par Hastings
Abidbol a écrit :
-K- a écrit :qui est abonné à Mediapart ?
http://www.mediapart.fr/journal/interna ... ete-prevue" onclick="window.open(this.href);return false;
Nous.
« A moins que des mesures radicales ne soient prises pour réduire la vulnérabilité des centrales aux tremblements de terre, le Japon pourrait vivre une vraie catastrophe nucléaire dans un futur proche. » Cet avertissement est tiré d'un article paru le 11 août 2007 dans le quotidien International Herald Tribune/Asahi Shimbun (l'article est à lire ici). Son auteur est le sismologue Ishibashi Katsuhiko, professeur à l'université de Kobe (sa biographie est à lire ici).

Ishibashi Katsuhiko faisait partie du comité d'experts chargé d'établir les normes sismiques des centrales nucléaires japonaises. Il en avait démissionné pour protester contre la position du comité. Il estimait que les recommandations fixées par le comité étaient beaucoup trop laxistes.

En d'autres termes, le professeur Katsuhiko avait prévu ce qui est en train de se produire à la centrale de Fukushima. Il avait prévenu les autorités de son pays que les centrales japonaises souffraient d'une «vulnérabilité fondamentale» aux séismes. Mais ses avertissements ont été ignorés tant par le gouvernement que par Tepco (Tokyo Electric Power Company), premier producteur privé mondial d'électricité, qui exploite un tiers des centrales nucléaires japonaises, dont celle de Fukushima.

Katsuhiko a lancé son alerte en 2006, année où les normes de sécurité anti-sismiques japonaises ont été renforcées. Selon le sismologue, ce renforcement était encore très insuffisant. Les faits lui ont donné raison dès l'année suivante. Le 16 juillet 2007, un séisme de magnitude 6,8 a provoqué des incidents sérieux à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus importante unité de production d'électricité nucléaire au monde. Cette centrale se trouve sur l'île de Honshu, la principale île du Japon, comme presque toutes les centrales nucléaires japonaises, qui encerclent les trois plus grandes villes du pays, Tokyo, Nagoya et Osaka.

Avant le séisme de juillet 2007, un autre s'était produit en août 2005, affectant la centrale d'Onagawa, au nord de Fukushima ; encore un autre en mars 2007, dont l'épicentre était à 16 kilomètres de la centrale de Shika. Et cela s'est répété l'année suivante, avec une secousse de magnitude 6,8 à l'est de Honshu, près d'Onagawa et de Fukushima. Même s'il n'y a pas eu de dégâts importants, Tepco a signalé alors trois fuites de liquide radioactif à Fukushima Daini.

Ainsi, l'accident qui vient de se produire à Fukushima ne peut être considéré comme une véritable surprise, même s'il a pris de court les opérateurs de la centrale comme les autorités. Cet accident est la reproduction, en beaucoup plus grave, d'événements qui se sont répétés au moins depuis 2005.

Ishibashi Katsuhiko avait analysé le risque, expliquant que, dans les différents cas, «le mouvement sismique à la surface du sol causé par le tremblement de terre était plus important que le maximum prévu dans la conception de la centrale». Lors du séisme qui a affecté la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, le pic d'accélération sismique était plus du double de la valeur que la centrale était censée supporter. «Ce qui s'est passé à Kashiwara-Kariwa ne devrait pas être qualifié d'inattendu», écrivait le sismologue.

C'est malheureusement encore plus vrai du drame actuel, dont Katsuhiko avait anticipé la possibilité: «Si l'épicentre du séisme avait été un peu plus proche du site de la centrale et si la magnitude avait atteint 7,5 [...] , il aurait pu se produire un "genpatsu-shinsai", un événement catastrophique associant tremblement de terre et fusion partielle ou complète du cœur d'un ou plusieurs réacteurs.»

C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui, et le séisme est encore plus puissant que ce qu'avait imaginé Katsuhiko. En 2007, il estimait que les centrales devaient être conçues pour résister à un mouvement de surface du sol d'une vitesse de l'ordre de 1000 gal, alors que les normes de 2006 ne prévoyaient que 450 gal (le gal est une unité utilisée pour mesurer l'accélération du sol et correspond à 1 centimètre par seconde carrée).

L'une des raisons pour lesquelles les centrales japonaises sont vulnérables aux séismes est qu'elles ont été construites pendant une période où il s'est trouvé que l'activité sismique était relativement faible - du moins pour le Japon. On s'est basé sur cette activité pour définir la résistance anti-sismique des installations nucléaires, et on en a construit 55, ce qui fait du Japon le troisième producteur mondial d'électricité nucléaire.

Or, à partir de 1995 et du grand tremblement de terre qui a dévasté la ville de Kobe, il y a eu un regain d'activité sismique sur l'archipel. Il aurait été donc nécessaire de revoir à la hausse la protection anti-sismique des centrales. Pour Katsuhiko, les centrales qui ne pouvaient pas être suffisamment sécurisées devaient être fermées. Cela n'a pas été fait. Et Tepco n'a pas pris en compte les failles sismiques sous-marines, notamment dans la zone de Kashiwazaki-Kariwa. Le risque lié aux tremblements de terre a été systématiquement sous-estimé, aussi bien par les experts nationaux de la sûreté nucléaire que par l'industriel.

Au demeurant, Tepco n'en est pas à son premier manquement en matière de sécurité. En 2002, l'entreprise a été au centre d'un scandale après avoir falsifié des documents d'inspection pour dissimuler des problèmes survenus sur certains de ses réacteurs. Le PDG, le vice-président et le président du conseil d'administration durent démissionner en chœur. La falsification concernait au moins trois incidents qui affectaient déjà les centrales de Fukushima et de Kashiwazaki-Kariwa...

Posté : 15 mars 2011 22:33
par -K-
Merci hastings.

Posté : 15 mars 2011 23:25
par Telecaster
Bon bah ca brule again dans un reacteur (4) solidarité aux japonais dans cet enfer... Il semble que 2012 soit arrivée bien tot au pays du soleil levant...

Posté : 16 mars 2011 00:51
par babo
graham a écrit :
babo a écrit :J'évite le débat en m'amusant avec la rhétorique disons "sceptique"...d'où l'argument épouvantail qui est le tient plus haut

Je partage vraisemblablement en effet une grande parie de tes idées, mais sur la question des technologies modernes, je ne rejoins en rien les positions de la gauche, de francs ennemis sur ce terrain.

Je tire mes conclusions des rapports ou études publiés sur le sujet depuis un quarantaine d'années réalisés par des spécialistes reconnus sur la question et faisant autorité. Ca fait pompeux sans doute, mais je me méfie comme de la peste de tous les comités de veille autoproclamés "indépendants"...mais qui ne produisent rien de sérieux, du vent et de la peur en revanche beaucoup.

Par contre (et pour finir) un débat futur est légitime et je ne m'oppose pas aux énergies renouvelables, j'en suis même partisan.
Hum! Moi je regarde ce qui se passe et j'essaie de me faire une opinion sur ce qui est vérifiable, genre la question des déchêts, question qui plaide clairement contre le nucléaire. Mais là on en est plus là.

Les spécialistes, en effet, encore faut il qu'ils soient indépendants. Parce que le Médiator, avant que l'affaire éclate, les médecins généralistes qui sont des spécialistes de la médecine généralistes, l'ont quand même prescrit contre le bon sens le plus élémentaire.

Et dans mon domaine professionnel, je peux te dire (t'es pas obligé de me croire sur parole), que les spécialistes sont prêts à défendre n'importe quoi tant que ça va dans le sens de leurs intérêts.

En fait, je suis choqué qu'on refuse le principe du référendum. Ce sont nos vies qui sont en jeu (et surtout celles de nos gosses).
Ce faire une opinion suppose et relève d'informations ou d'études sur le sujet, et sur la question des déchets, ce n'est pas aussi binaire que ça

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article842" onclick="window.open(this.href);return false;

Après, le coup de l'indépendance me fait gentiment sourire. J'en ai entendu des caisses là-dessus dans tous les domaines (OGM, homéopathie, nucléaire, psychanalyse...). Il ne reste que ce seul argument quand on refuse de lire les études, on crache donc systématiquement sur les commanditaires. Il existe vraisemblablement plus de personnes intègres dans ce type "d'industries" que dans le rang de leurs contempteurs. C'est une vieille scie musicale ça.

Le médiator je vois pas le rapport puisqu'encore une fois, c'est de la science qu'est née la suspicion.

Je veux bien te suivre sur les intérêts cachés vus dans ton dans ton domaine professionnel, mais comme je reste un indécrottable rationaliste, je ne n'accorde aucun crédit aux témoignages : dans ce cas, les salopes existent dans les 2 camps.

Il est tard et je suis fatigué, Manchester m'a fait trop boire


bye

Posté : 16 mars 2011 01:04
par hector malot
Abidbol a écrit :Et Hector Malot, Y a des nouvelles ?
En tant que Forumiste et Co-exilé dans l'Asie lointaine, il a aussi droit à notre soutien.
Merci, ca me fait tres plaisir. Je ne poste quasiment jamais, mais je lis tres souvent.
On dirait le petit forum des Gaulois qui resiste encore et toujours a l'envahisseur, c'est tres marrant.

Bref, c'est pas le sujet.

Ma situation est assez similaire a celle de la Cage. C'est a dire que comme on est loin d'etre les plus a plaindre, on se chie dessus en silence.
J'ai choisi de ne pas quitter Tokyo, j'espere que je ne le regretterai pas.

A part ca, tout va tres bien. Comme le dit Akage, on a des toits, du chauffage, des frigos pleins, des secousses pour rompre un peu la monotonie, non vraiment, c'est cool.
Bon meme si on serait mieux ailleurs, hein.

Et ca fait quand meme bizarre de confier son sort au sens du vent ! :?

Ajacques, j'ai fait exactement la meme blague hier, quand j'ai entendu le coup de l'helicoptere.

En tout cas, merci encore pour le soutien.