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Diego Maradona, dans la main de dieu
Mercredi 25 Novembre 2020
Diego Maradona, génie du ballon rond est décédé mercredi à l'âge de 60 ans. Ayant payé cher sa gloire en sombrant dans la drogue et l'alcool, cette icône du football, l'égal d'un dieu en Argentine, avait toujours su rebondir. Le gouvernement argentin décrète trois jours de deuil national.

En dépit de ses excès en tous genres, Diego Armando Maradona, né à Buenos Aires et qui venait de fêter ses 60 ans, restera à jamais le "diez", le numéro dix, capable de marquer les plus beaux buts de l'histoire, à l'instar du roi Pelé, finalement son seul rival.

Ange ou démon? La polémique n'a jamais cessé. "Rebelle. Héros. Arnaqueur. Dieu": dans son documentaire "Diego Maradona", présenté hors compétition au festival de Cannes en mai 2019, le Britannique Asif Kapadia raconte les années tumultueuses de l'Argentin à Naples, qui lui ont apporté ses plus grandes joies et ont fini par le broyer.


Issu des quartiers pauvres de Buenos Aires, le "Pibe de oro" ("gamin en or") est tombé dans le chaudron de la Bombonera, le stade du club Boca Juniors, quand il était petit.

Pour les Argentins, " el Pibe de oro " (le gosse d'or) reste ce numéro dix de génie qui rendit sa fierté à tout un pays à peine sorti de la guerre des Malouines. En quart de finale de Coupe du monde 1986, il élance sa " main de Dieu ", puis inscrit un but venu d'un autre monde, pour battre l'ennemi anglais et lancer les Ciel et Blanc vers le titre suprême, dans le mythique stade Aztèque de Mexico. Au faîte de sa gloire, le gosse de Boca Junior, passé par Barcelone et roi de Naples, fait vaciller de son trône le dieu Pelé. " J'avais envie de m'arrêter de jouer pour le regarder ", avouera son équipier Jorge Valdano lors de cette épopée argentine.

Agile du gauche et fort en gueule
En 1990, il est toujours à la tête de la sélection argentine venue en Italie conserver son bien. Mais il échoue en finale 1-0, face à l'Allemagne. Dernier feu d'une star forte de 91 capes entre 1977 et 1994, et trente-quatre buts inscrits. Déjà accroc à la drogue lors de son passage au FC Barcelone, il sombre dans tous les excès à Naples (1984-1991). Vainqueur de la Coupe UEFA en 1989, il affronte ouvertement la Fédération internationale en tentant de créer un syndicat de joueurs avec Cantona. L'agilité de son légendaire pied gauche fait alors moins parler que ses coups de gueule dans les médias et ses frasques qui s'étalent en une de la presse à scandale. Suit une descente aux enfers débutée le 26 avril 1991. Entouré de deux policiers, il sort de son domicile de Buenos Aires et est arrêté pour détention et consommation de cocaïne, après un contrôle positif en Italie le 17 mars précédent. L'image fait le tour du monde.

Mort de Maradona: "C'est notre passé qui s'en va", réagit Michel Platini

Le meneur de jeu bouffi tente ensuite des retours improbables (FC Séville, Newell's Old Boy et Boca Juniors), dont celui de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis. Contrôlé positif à l'éphédrine (stimulant), il est privé de la fin de la compétition reine et l'Argentine est éliminée sans lui en huitième de finale. Après avoir enduré deux années et demi cumulées de suspension pour dopage, Maradona finit par raccrocher ses crampons le 25 octobre 1997, à trente-sept ans.

"La main de Dieu"
Parmi les milliers de photos accompagnant la gloire puis la déchéance de Maradona, deux images résument sa vie. La première remonte justement à 1986, un soir de finale de Coupe du Monde, dans le mythique stade Aztèque de Mexico, où le joueur de 1,65 m n'est qu'un immense sourire brandissant le trophée mondial. Il est au sommet de son art.

Son but inscrit de la main contre les Anglais en quarts de finale a fait hurler de joie tout un peuple qui a accepté l'explication improvisée et géniale de Maradona: "la main de Dieu".

Mais les fans de football retiendront surtout son deuxième but contre ces mêmes Anglais, lui qui a passé en revue toute la défense avant de tromper le gardien, un chef-d'oeuvre d'intuition et de talent pur.

Beaucoup moins glorieux, le second cliché date du 26 avril 1991. Hirsute, bouffi, mal rasé, l'oeil éteint, Maradona sort de son domicile de Buenos Aires entouré de deux policiers venus l'arrêter pour détention et consommation de cocaïne.

C'est le début de la déchéance, des déclarations tapageuses, des outrances de tous ordres, des retours au premier plan soigneusement orchestrés par un entourage de requins. Les cures de désintoxication vont désormais alterner avec les rechutes.

"Arriver dans la surface et ne pas pouvoir tirer au but, c'est comme danser avec sa soeur".
DIEGO MARADONA

Après avoir goûté à la drogue dans le barrio Chino de Barcelone, où il a joué deux saisons (1982-1984), son accoutumance n'a pas faibli pendant ses années de gloire à Naples (1984-1991), club où il est adulé pour lui avoir fait gagner les deux seuls titres de champion d'Italie de son histoire, en 1987 et 1990.

Mais Maradona a payé cher cette célébrité qu'il n'a jamais su gérer. Sali par les scandales, sous le coup d'une suspension de deux ans pour un nouveau contrôle positif en 1994, il quitte officiellement le monde du football, à 37 ans, le jour de son anniversaire.

Crises à répétition
Loin des stades, la déchéance va s'accélérer. En 2000, il est hospitalisé à Punta del Este, célèbre station balnéaire d'Uruguay, pour une crise cardiaque liée à la drogue.

Il s'en sort et part à Cuba en cure de désintoxication. Quatre ans d'allers et retours entre l'Argentine et sa seconde patrie ne réussiront pas à le guérir durablement de sa dépendance à la cocaïne. En 2004, il frôle la mort après un accident cardiovasculaire à l'issue duquel il repart à La Havane. Fidel Castro est son "ami", " son second père" son "confident", disait-il, depuis leur première rencontre en 1987. Maradona avait son visage, tatoué sur son mollet. Il soutiendra également la révolution chaviste au Venezuela, ainsi que son successeur, Nicolas Maduro.

L'année suivante, il subit à Bogota une opération chirurgicale destinée à réduire la capacité d'absorption de son estomac pour lutter contre l'obésité, ce qui lui permet de perdre près de 50 kilos.

L'Argentine veut à nouveau y croire. Fin 2005, charmeur et en forme, il bat des records d'audience avec son émission télévisée "La nuit du 10" où il invite notamment son grand rival Pelé. Pourtant, Diego se met à boire, grossit, fume et rechute dans une crise hépathique qui le ramène à l'hôpital en 2007.

Une fois encore, il s'en sort et reprend du service. Nommé sélectionneur de l'équipe d'Argentine en 2008, il est écarté deux ans plus tard pour mauvais résultats. Par la suite, il entraînera deux clubs émiratis avant de s'engager en tant que président du club bélarusse du Dinamo Brest (D1) en 2018.

La même année, il devient entraîneur des Dorados de Sinaloa (D2 mexicaine) avant d'en claquer la porte avec fracas huit mois plus tard à cause d'un pénalty non sifflé pour son club. Maradona dans toute sa splendeur...


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Maradona le « Che du sport »
Jeudi 26 Novembre 2020
Aurélien Soucheyre
Florent LE DU
Ainsi surnommé par Fidel Castro, Maradona était un citoyen du monde engagé pour l’émancipation des peuples, de l’Amérique latine à la Palestine.

La « main de Dieu » a rappelé Maradona. C’est ainsi qu’il avait qualifié son but inscrit de la main lors de la Coupe du monde 1986. Le génial argentin était un fervent croyant. C’était aussi un citoyen mondial, engagé à gauche. En 1995, l’enfant des bidonvilles de la banlieue de Buenos Aires lance le premier syndicat mondial dédié aux footballeurs professionnels. Il concrétise depuis Paris ce « rêve » qu’il voulait « partager avec d’autres joueurs, pour que nous soyons solidaires de tous les footballeurs qui ont besoin de nous ». Cantona, Rai et Weah soutiennent le projet. À l’époque, les joueurs n’étaient pas représentés directement au sein de la Fédération internationale des footballeurs professionnels. Ce qui sera obtenu en 2001.

Tel n’a pas été le seul combat politique de cet enfant de la balle. Tatouage du Che sur l’épaule et de Fidel Castro sur le mollet, il rencontre le révolutionnaire en 1987. « On a passé cinq heures à discuter du Che, de l’Argentine, de Cuba », déclare El Pibe de Oro dans le documentaire que lui a consacré Emir Kusturica. Se rendant régulièrement sur l’île, il est présent aux funérailles de Castro, en 2016, et se dit « terriblement triste, parce qu’il était pour moi comme un second père ». « C’est le seul homme politique qu’on ne pourra jamais traiter de voleur, même si l’Amérique ne s’en prive pas », ajoute-t-il.

Le dribbleur fou a aussi soutenu avec ferveur la révolution bolivarienne d’Hugo Chavez. En 2005, il rejoint en train le sommet des peuples, organisé à Mar del Plata, en compagnie du président bolivien Evo Morales. « Je suis fier d’exprimer mon rejet à l’égard de cette poubelle humaine que représente Bush. Je veux que tous les Argentins comprennent que nous luttons pour la dignité », clame-t-il. En 2017 puis 2019, il se tient aux côtés du président Nicolas Maduro, et se revendique « soldat pour un Venezuela libre ». Il s’en prend directement à Donald Trump qui tente de déstabiliser le pays : « Les shérifs de la planète croient qu’ils peuvent nous piétiner parce qu’ils ont la bombe. Mais non, pas nous. Leur tyran de président ne peut pas nous acheter. »

Toujours du côté des démunis
Maradona disait qu’il était né dans un « quartier privé de Buenos Aires… privé d’eau, d’électricité et de téléphone ». Il en restera marqué à vie, toujours du côté des démunis. En 2014, il fustige le déluge de feu lancé par Tel-Aviv sur Gaza. « Ce qu’Israël fait aux Palestiniens est honteux. » Il ira jusqu’à dire : « Dans mon cœur, je suis palestinien », en 2018. La même année, alors que des footballeurs de renom soutiennent Bolsonaro au Brésil, il s’insurge et cri : « Ils ont volé la présidence à Lula ! » Un an plus tard, il se révolte devant le « coup d’État orchestré en Bolivie » contre Evo Morales, « une personne qui a toujours travaillé pour les plus pauvres ».

Lors d’un voyage à Rome, il s’ « embrouille » avec Jean-Paul II. « J’ai vu les plafonds recouverts d’or et j’ai entendu raconter que le pape se préoccupait des enfants les plus pauvres. Mais qu’il vende ses plafonds ! » Dans son pays natal, il a soutenu Nestor puis Cristina Kirchner, et enfin Alberto Fernandez, président qui a décrété trois jours de deuil national. En 1986, il avait donc marqué de la main contre l’Angleterre, avant de signer le « but du siècle » à la suite d’une longue chevauchée. « C’était comme si on avait battu un pays et non une équipe de football. Beaucoup de mômes argentins sont morts, ils les ont tués comme des petits oiseaux. C’était une revanche. Comment ça aurait pu être un simple match, bordel ! », s’était-il exclamé, hanté par la guerre des Malouines.


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Une drôle de pub dans L'Equipe.
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En tout petit dans le coin.
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Il fallait voter Macron pour sauver l'état de droit et la démocratie (cf là une de Libé). Et on en est là (cf l'autre une de Libé).


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Ben oui mais c'est une question de contexte. Difficile d'imaginer que ce ne serait pas encore pire avec Le Pen. Mais la confrontation des deux unes est bien vue quand même.


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+1 avec BigD, le contraste est saisissant mais je ne vois pas comment jeter la pierre au journal.

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J'ai trouvé ça intéressant :
« Le développement personnel, c’est l’idéologie rêvée du néolibéralisme
https://usbeketrica.com/fr/article/eva- ... Kq4z-78gHU

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L’Équipe sera de retour dans les kiosques demain après 10 jours de grève.

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Je vais donc l'acheter par solidarité avec l'emploi des journalistes.
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Surtout parce que je l'achète presque tous les samedis.


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Coucou. Une ame charitable svp ?

https://www.nouvelobs.com/politique/202 ... ssion=true

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