Molko a écrit:
Vltra a écrit:
Citation:
Mais le gros problème, c'est que cette comédie, c'est que ce folklore est perçu comme une vérité absolue et évidente de la part du plus grand nombre.
Ça reste à prouver.
Bon ben de la masse la plus vociférante.
Mais je pense, sans aucun argument sérieux pour il est vrai, que la majorité des supporters croit en la nullité des arbitres.
Tout simplement parce que les supporters sont souvent confrontés à des décisions qui leurs paraissent injustes, à tort ou à raison, et que c'est la teneur du discours dominant dans la presse spécialisée (papier et audiovisuelle) dont la relative santé (multiplication des émission à la sacomano, prolifération du chroniqueur engagé à la menes et même tentatives de diversification sur papier) témoigne de la largeur de l'audience touchée, sans que cela préjuge de l'adhésion au thème, certes, mais j'ai toujours eu du mal par expérience à mettre réflexion et football dans le même processus qui me parait davantage relever de l'émotion qui, comme chacun sait, est l'expérience antonyme si j'ose dire de la réflexion qui de toute manière ne mène à rien.
PS : comme au début la phrase était plutôt longue, j'ai viré le point que j'avais mis à un endroit et j'ai rallongé la sauce, histoire de faire un peu plus insupportable, ne me remerciez pas.
Mais au lieu de la simplicité, c'est le faste que je mettais au plus haut rang, si, après que j'avais forcé Françoise, qui n'en pouvait plus et disait que les jambes " lui rentraient ", à faire les cent pas pendant une heure, je voyais enfin, débouchant de l'allée qui vient de la Porte Dauphine - image pour moi d'un prestige royal, d'une arrivée souveraine telle qu'aucune reine véritable n'a pu m'en donner l'impression dans la suite, parce que j'avais de leur pouvoir une notion moins vague et plus expérimentale, - emportée par le vol de deux chevaux ardents, minces et contournés comme on en voit dans les dessins de Constantin Guys, portant établi sur son siège un énorme cocher fourré comme un cosaque, à côté d'un petit groom rappelant le « tigre « de » feu Baudenord », je voyais - ou plutôt je sentais imprimer sa forme dans mon coeur par une nette et épuisante blessure - une incomparable victoria, à dessein un peu haute et laissant passer à travers son luxe " dernier cri « des allusions aux formes anciennes, au fond de laquelle reposait avec abandon Mme Swann, ses cheveux maintenant blonds avec une seule mèche grise ceints d'un mince bandeau de fleurs, le plus souvent des violettes, d'où descendaient de longs voiles, à la main une ombrelle mauve, aux lèvres un sourire ambigu où je ne voyais que la bienveillance d'une Majesté et où il y avait surtout la provocation de la cocotte, et qu'elle inclinait avec douceur sur les personnes qui la saluaient.