benkb a écrit:
Petite réflexion sur les échecs, jeu ancestral sur lequel il est difficile de taper dessus sans se prendre une volée de vois vert.
J'ai aimé découvrir ce jeu, apprendre les quelques stratégies de base, le concept de sacrifice, les quelques ouvertures, la tension, le jeu au chrono... vraiment j'ai kiffé.
Et puis ce jeu devient, passé les premiers niveaux "découverte", un jeu d'initié.
Comprendre que les parties ne deviennent plus surprenantes, des schémas s'appliquent, celui qui gagne est celui qui a le plus potassé son manuel des ouvertures/contres. Le plaisir du jeu intuitif et stratégique, à mon sens disparaît complètement. Un peu à l'image du Scrabble qui meurt dès l'instant où mémé sort ses fiches.
J'en suis à ne pas comprendre comment ce jeu a traversé les âges. Les mécaniques ludiques évoluant auraient dû le pousser à la cave depuis longtemps. J'ai donc dû rater quelquechose. Une idée?
Car tu es arrivé au limite de ce que pouvait imaginer ton cerveau, mais les grands champions eux n'ont pas de limite. On pensait qu'avec Kasparov, on avait atteint le summum de ce que pouvait faire l'homme, mais Carlsen réussit actuellement des trucs complétement hallucinant faisant passer une nouvelle étape au jeu.
Et même avec les ordinateurs, des positions qu'on pensait complètement gagnante il y a quelques années, sont beaucoup moins clair aujourd'hui

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Ca fait des dizaine d'années que ce débat existe sur les limites du jeu d'échecs. Je sais plus quel champion avait dit dans la première moitié du siècle que les ressources des échecs étaient épuisés. L'histoire lui a prouvé que c'était des grosses conneries.
Et puis il t'appartient de développer ton propre style. (3615 Mavie on) Perso, j'ai développé un style ultra-offensif, je me fais plus souvent poutré que dans le temps, par des joueurs plus faible (enfin c'est surtout que le niveau global a dû monter ces dernières années à cause de l’avènement de la machine) mais j'ai vraiment retrouvé le plaisir de jouer, même si je reste un joueur très moyen.