Mercato. Pourquoi le SM Caen est bloqué en salle d’attente Par Guillaume LAINÉ | Modifié le 20/06/2017 à 18:02 | Publié le 20/06/2017 à 18:01
Le Stade Malherbe, qui attend la signature du latéral gauche Julian Palmieri, guette toujours sa première recrue à six jours de la reprise de l’entraînement. A l'image de beaucoup de clubs en Ligue 1, le club normand galère pour finaliser des dossiers en ce début de mercato d'été.
Avec Lille, tout est réglé. Les modalités du contrat de Julian Palmieri avec le SM Caen (2 ans plus 1 en option) auraient également été ficelées, examens médicaux compris, lors de la visite du latéral gauche au siège du club lundi. Tout serait OK, sauf la signature.
Palmieri est reparti ce mardi de Normandie, direction la Corse et Bastia, où le joueur a prévu de se ressourcer chez lui quelques jours. Pour réfléchir encore un peu, a priori, sur la suite qu’il compte donner à sa carrière.
Cette réflexion dépasserait le strict cadre malherbiste. Elle toucherait surtout l’intime. « Je sors d’une année très, très difficile à Lille, sur le plan sportif mais aussi personnel, nous a confié Palmieri. On a bien discuté avec les dirigeants caennais, cela a été constructif. J’ai 30 ans, j’ai besoin de me poser et de bien peser les choses. » Joint ce mardi midi au téléphone, le directeur sportif Alain Cavéglia est resté évasif. « On attend », a-t-il simplement lâché.
En juin, le marché dort
Une posture qui ne se limite pas au seul cas Palmieri, et symbolise la difficulté de conclure des transferts dans le marché du mois du juin. « On s’est mis d’accord sur les profils visés et les joueurs souhaités, on a avancé nos pions, dit Cavéglia. On continue de négocier et on espère finaliser, à la fois avec les joueurs et les clubs. Quand on recherche des joueurs d’expérience qui sont sous contrat ailleurs, c’est forcément plus difficile. Mais ça l’est pour tout le monde, la grande majorité des clubs français sont dans la même situation que nous aujourd’hui. » À part du côté de Monaco, Rennes et Nice, c’est effectivement le calme à peu près partout.
Au-delà de la question de son attractivité après une saison extrêmement compliquée, Caen se heurte à la réalité de ce qu’on appelle « le premier marché », celui du mois de juin. Il est très volatil, les joueurs comme les clubs y font jouer la concurrence à fond, alors qu’il reste plus de deux mois de mercato. On est encore très loin d’août et de sa foire à tout…
Dans le processus de construction sportive qu’il espère, Malherbe est au milieu du gué, entre deux eaux. Il convoite désormais des joueurs « médians », sur lesquels lorgnent aussi ses concurrents de la deuxième moitié de tableau de L1. Et comme il n’a pas la surface financière d’une équipe du top 10, tout se joue à un fil.
Le souvenir de l'été dernier
« Le marché va bouger d’ici 10-15 jours », affirmait le directeur général Xavier Gravelaine vendredi, évoquant aussi un « changement de méthodologie dans les années à venir » pour mieux coller aux réalités actuelles du marché, avec notamment un nécessaire élargissement du champ de prospection vers l’étranger. « Notre budget n’a pas changé, on doit recruter malin », répète Cavéglia.
Caen doit donc se résoudre à la patience, et ses supporters avec. Il n’aura pas les « 4-5 recrues » espérées par Patrice Garande pour la reprise lundi prochain, où certains joueurs annoncés sur le départ pourraient également être toujours là.
Une situation qui ne va pas arranger les affaires du coach, lui qui affirmait encore récemment que les impondérables liés au mercato avaient fragilisé le groupe l’été dernier, et dont le boulot s’annonce conséquent pour recréer très vite une dynamique collective. « On espère que certains renforts seront avec nous lundi, avance toutefois Cavéglia. Pour un club comme le nôtre, le début de saison est important, mais on ne va pas faire n’importe quoi pour autant. »
_________________ tu ferrais bien de t'y mettre à la rando, sinon tu vas finir au Cap d'Agde comme bouée tractée !
|