ajacques a écrit:
Je ne suis pas persuadé que ce soit un problème de génération. C'est plutôt lié à l'Humain, toi, moi, eux, c'est naturellement difficile de se remettre en question. Certains y arrivent jusqu'à un certain degré, mais je ne vois pas ça comme la raison principale.
Il suffit de parcourir ce sujet pour constater à quel point chacun est figé dans ses certitudes.
Franchement, qui a changé d'avis sur un sujet qu'il juge important en lisant ce forum ?
Citation:
Nous ça nous arrive presque mâché dans nos boites mails ou réseaux sociaux. Du coup sur quels critères devaient-ils faire leur choix ? Leur environnement : la famille, les amis, les voisins. Difficile de se remettre en question quand tout autour de toi suggère que tu fais le bon choix. Et facile de juger quand on a évolué dans un monde où tout est remis en question en permanence.
Enfin avec Internet, tu as tellement d'informations à la minute qu'il faut déjà trier ce qui est important de ce qui est secondaire, sans parler du nombre d'informations totalement erronées qui circulent en continue...
jesperolsen a écrit:
Quand j'en parle dans mon entourage, si le début du raisonnement est partagé, lorsqu'il s'agit d'évoquer des taux de prélèvement important à régler sur le patrimoine familial transmis (que légitimement mon entourage estime devoir récupérer

), on me répond, "Oui, mais non. Papa et maman ont travaillé toute leur vie pour nous transmettre ça, je ne comprendrais pas que l'Etat taxe fortement là-dessus et que je ne puisse pas garder la maison."
Ben ouais, on est tous des (enfants de) Bernard Arnault.
Peut-être aussi que l'idée de transmettre à ses descendants contribue à la motivation d'un certain nombre de personnes et par conséquent à la création de richesses...
Pour le coup, la réforme de Sarkozy me parait valable : pas de droits de succession pour les patrimoines "normaux" (en gros, à peine la valeur d'une maison d'habitation lambda) des familles "normales", et des droits de succession au-delà.
En revanche, la véritable injustice à mes yeux, dont je ne comprends toujours pas comment elle a pu résister jusqu'alors, c'est de ne pas taxer les revenus du capital au moins au niveau des revenus du travail. Et encore, les taxer plus que les revenus du travail me paraitrait envisageable...