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Les belles promesses de Ligue 1+ pour le premier week-end d'antenne (lequipe.fr). Avec du Capton et du Lepenant dedans. - Cliquez ici pour faire apparaître le contenu caché
Pour son premier week-end d'existence, la chaîne de la LFP Ligue 1+ a tenu ses promesses avec de réelles séquences immersives. Mais tout n'a pas été parfait. Sacha Nokovitch, publié le 18 août 2025
Sans champagne mais avec de l'eau et du soda, Nicolas de Tavernost et Vincent Labrune se sont retrouvés vendredi soir à partager la même table, à deux pas du Parc des Princes. Le DG de LFP Media et le président de la Ligue de football professionnel (LFP) n'étaient pas attablés dans un restaurant chic du XVIe arrondissement, mais dans une salle annexe d'un studio de Mediawan, celui au sein duquel se tournent toutes les émissions de Ligue 1+.
Ce soir-là, Pierre-Antoine Capton, le président de la société de production partenaire de la chaîne de la Ligue, avait également fait le déplacement. Preuve que l'enjeu était immense pour le nouveau diffuseur majeur du Championnat de France (beIN Sports détient toujours l'affiche du samedi 17 heures), avec essentiellement six semaines pour tout mettre sur pied. Un lancement raté, un bug technique majeur, et c'était la fin de l'opération séduction de Ligue 1+, plutôt réussie jusqu'ici. L'épine s'est surtout retrouvée dans le pied d'Amazon Prime Video, un des distributeurs de la nouvelle chaîne, incapable de fournir l'avant et l'après-match de la première rencontre de la saison Rennes-Marseille (1-0). De quoi mécontenter de nombreux abonnés, certains n'hésitant pas à résilier dès le premier soir pour se tourner vers un autre opérateur. Au fil du week-end, la plateforme a résolu ses problèmes techniques pour limiter la casse.
Hoarau à l'aise, Diawara encore timide Ligue 1+, elle, a relevé son principal défi, celui d'une immersion plus poussée. La nouvelle chaîne est notamment parvenue à proposer plusieurs moments de vestiaire, permettant de se plonger, plus ou moins selon les équipes, dans l'atmosphère d'un groupe à quelques minutes d'un coup d'envoi ou au coeur d'une célébration de fin de match. Les joueurs se filmant en selfie depuis un vestiaire ou un contrôle antidopage ont apporté de la spontanéité et les caméras ont pu suivre les acteurs du jeu quasiment partout dans les couloirs des stades, comme pour l'entrée pour l'échauffement.
Si, à la fin de celui-ci, l'interview furtive d'un joueur ressemble plus à un gadget, on est plutôt heureux de retrouver celle des coaches en début de seconde période. Comme celle de Franck Haise samedi soir, très cash sur la faiblesse de ses Niçois face à Toulouse (0-1). Sur l'échauffement, très travaillé par la production, les caméras mobiles ont pu s'approcher au plus près de l'action. Le Nantais Johann Lepenant a même accepté de porter un micro dimanche soir pour un moment de motivation malheureusement trop court à l'antenne.
Toujours dimanche soir, dans les coulisses de la Beaujoire, Guillaume Hoarau est, lui, apparu plutôt à l'aise dans son rôle de consultant itinérant. Contrairement à Souleymane Diawara, présent vendredi soir, pour qui le costume d'intervieweur chambreur semble pour l'instant un peu trop grand. Ligue 1+ aurait peut-être préféré que Laurent Paganelli accepte de rejoindre ses rangs, lui évitant une formation express de « Souley » dans ce rôle destiné à déverrouiller les portes et débrider les acteurs.
L'absence de l'ultra-haute définition Heureusement, les novices n'ont pas été lancés seuls dans le grand bain. Les présentateurs expérimentés Thibault Le Rol et Marina Lorenzo ont parfaitement tenu l'antenne tout le week-end, tout comme les commentateurs Xavier Domergue, Smaïl Bouabdellah ou encore Sébastien Dupuis. Une base solide et nécessaire pour assurer un lancement sans sortie de route. Tout comme les analyses des consultants Benoît Cheyrou et Johan Djourou, posés et efficaces, au commentaire des affiches pour le premier, en plateau samedi pour le second.
Ce soir-là, l'émission 90+1, la seule du week-end sans public, est d'ailleurs apparue bien plus agréable à l'oeil. Pour les autres magazines, la présence de spectateurs serrés sur de petits gradins, dans un studio visiblement pas approprié, encombrait l'image... Sur la forme, l'absence d'ultra-haute définition (4K) a par ailleurs chagriné certains abonnés exigeant la meilleure qualité d'image possible. Et sur le fond, le soir de l'ouverture, la banderole des ultras rennais à leur recrue Valentin Rongier - « Faire une Rongier : jeter son honneur au caniveau, perdre toute crédibilité et respect pour sa personne » - n'a pas été montrée à l'antenne, tout comme celle des supporters auxerrois : « Bienvenue Ligue 1+ : on espère que vous aimez les tribunes fermées. » Quitte à jouer l'ouverture, autant la jouer à fond.
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